PSG : La méthode Emery peine à convaincre

Publié le 26 Septembre 2016

Alors que la saison a repris depuis deux mois, force est de constater que la "méthode Emery" n'a pas convaincu sur le terrain. Les résultats, eux aussi, ne sont pas en adéquation avec le statut du Paris Saint-Germain. Votre blog Au coeur du PSG vous propose un éclairage sur la stratégie sportive du nouveau coach parisien en provenance de la Liga, après le nouveau revers enregistré par les Rouge et Bleu, vendredi, à Toulouse (2-0).

PSG : La méthode Emery peine à convaincre

Méconnaissables à Toulouse au terme d'une rencontre qui a basculé après l'expulsion de Serge Aurier au retour du vestiaire, les Parisiens sont retombés dans leurs travers, déjà observés lors de précédents revers (Monaco) ou matches nuls (Saint-Etienne, Arsenal). Malgré une domination stérile en première période, au cours de laquelle Cavani s'est créé des occasions franches, avant de buter face à un très bon gardien toulousain, le jeune Alban Lafont.

Avec cette seconde défaite en 8 matches officiels (4 victoires, 2 défaites et 2 nuls), Paris n'a donc pas préparé au mieux son déplacement - déjà crucial - à Sofia, face au modeste club bulgare de Ludogorets, mercredi, à l'occasion de la deuxième journée de la Ligue des champions. "Pas une situation facile", a admis Patrick Kluivert, le directeur du football du PSG, après la défaite à Toulouse.

La méthode Emery passée au crible

S'il est - pour l'heure - trop tôt pour remettre en question le choix d'Emery à la tête des Rouge et Bleu, les débuts du nouveau coach basque peinent pour l'instant à convaincre, après deux mois à la tête du champion de France en titre. La méthode Emery consiste en effet à apporter de la verticalité au jeu parisien, avec un pressing haut et des transmissions de balles rapides pour offrir du spectacle aux supporteurs.

Une exigence physique trop élevée ?

PSG : La méthode Emery peine à convaincre

Contrairement au PSG version Laurent Blanc, qui offrait une tactique basée sur la possession du ballon, celle d'Unaï Emery cette saison impose un gros travail physique à l'entraînement, accompagné de longues séances vidéos pour préparer les matches du Paris Saint-Germain. Deux ingrédients qui ont du mal à prendre du côté des joueurs. A l'exception du début de rencontre face à Arsenal, les principaux acteurs ont régulièrement montré des signes inquiétants de méforme physique, incapables de donner ce petit coup de rein indispensable pour faire la différence face à leurs adversaires.

Une tactique sportive inadaptée à la Ligue 1 ?

L'explosivité demandée par l'ancien entraîneur de Séville peine à s'appliquer face à des équipes regroupées, à l'image de Bastia, Monaco, Saint-Etienne ou, comme ce vendredi, à Toulouse. Une philosophie qui caractérise pourtant bon nombre de clubs de Ligue 1, habitués à fermer le jeu face au PSG et procéder en contres. Les saisons précédentes, la possession du ballon prônée par Laurent Blanc et la capacité d'Ibrahimovic à débloquer ce genre de rencontre fermée, suffisait pour asseoir la domination du PSG sur le championnat français. Si un temps d'adaptation est nécessaire lorsque l'on découvre un nouveau championnat, la méthode Emery a-t-elle déjà montré ses limites en Ligue 1 ?

Zlatan, une absence de poids au PSG

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On ne peut pas analyser le jeu actuel des Parisiens sans évoquer le départ de Zlatan Ibrahimovic, arrivé en "roi" et parti de la capitale en "légende", cet été, en direction de Manchester United. Symbole fort du projet QSI à ses débuts, en 2012, l'influence de Zlatan sur le groupe, son efficacité en championnat et ses coups de gueule sur la pelouse, lorsque ses partenaires manquaient une passe ou l'oubliaient dans la surface, manquent clairement aujourd'hui.

Un manque d'efficacité offensive

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Un manque d'efficacité criant que le seul Uruguayen, Edinson Cavani, trop maladroit, ne pourra pas combler seul tout au long de la saison. Si "Edi" tente beaucoup, a marqué un quadruplé face à Caen, et aide l'équipe grâce à ses habituels efforts défensifs, le vide créé après le départ d'Ibrahimovic n'est pas prêt à être compensé. Di Maria et Lucas sont globalement décevants sur le front offensif face aux attentes, et l'ancien Madrilène Jesé n'a pas encore convaincu lors de ses entrées en jeu. Sans parler des récentes mises à l'écart d'Hatem Ben Arfa pour raisons sportives et qui ont fait couler beaucoup d'encre.

Paris en manque de leadership

L'absence de l'ancien n°10 parisien dénote un manque de leadership au sein de cette équipe. Les autres potentiels leaders, tels que Motta, Matuidi ou Thiago Silva, sont trop fantomatiques au cours des matches. Le discours d'O Monstro, au milieu de ses coéquipiers, dans le couloir du Stadium vendredi, juste de reprendre avant la seconde période, n'a pas eu l'effet escompté.

Aurier, Motta : une nervosité inhabituelle

PSG : La méthode Emery peine à convaincre

Une mauvaise passe pour le Paris Saint-Germain avec des résultats mitigés, qui génèrent une ambiance tendue chez les Rouge et Bleu. Signe de cette tension inhabituelle, la nervosité entraperçue à Toulouse avec le penalty concédé par Aurier et l'erreur de Motta, à l'origine du second encaissé par le PSG. En infériorité numérique et mené à Toulouse, Paris n'a jamais trouvé la clé pour renverser la situation, comme cela avait pu être le cas lors du fameux 2-2 contre Chelsea.

Une réaction est attendue mercredi face à Ludogorets, en Ligue des champions.

Crédits photos : @Paristeamfr / ‏@PSGsociety

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Jérémie Floche 30/09/2016 16:29

Bonjour,
Vous avez raison sur tous les points avancés dans cet article. Ce n’est plus le PSG qu’on a connu auparavant. J’ai vu quelques statistiques de la formation parisienne sur http://live.clicnscores.fr/Football/ et je peux vous dire qu’elles sont plutôt décevantes. Il y a trop d’occasions ratées. Cavani n’est pas un attaquant sur lequel on peut toujours compter. De plus, l’équipe semble manquer de repère avec le nouvel entraîneur.